L'urbanisme transitoire pour dynamiser les activités

Urbanisme transitoire : définition et conception

Les lieux abandonnés et/ou délaissés intéressent de plus en plus de monde en matière d’urbanisme transitoire. Du milieu associatif aux collectifs, ils sont peu à peu transformés en espaces d’accueil, de loisirs ou d’activités éphémères. Une nouvelle manière d’imaginer la ville et recycler les bâtiments inutilisés..

L’urbanisme transitoire : qu’est-ce donc ?

Les expressions « urbanisme transitoire » ou « urbanisme temporaire » renvoient aux pratiques d’urbanisme consistant en l’occupation passagère de lieux publics ou privés, généralement comme préalable à un aménagement pérenne.

Dès lors, tout bâtiment abandonné ou défraichi peut faire l’objet d’un projet de réaménagement temporaire : hangars, hôpital, caserne, etc. du moment qu’aucun programme immobilier ou aucun projet d’usage définitif n’est en cours. Outre la lutte contre le squattage, cette tendance s’accentue davantage pour éviter que les immeubles ne soient dégradés.

Bien entendu, ces occupations passagères sont réglementées et encadrées « sont la version légale et non contestataire« , qui acceptent leur durée déterminée, à l’inverse des squats « qui revendiquent ouvertement de rester ou de changer la destination future des lieux« .

L’IAU (Institut d’Aménagement et d’Urbanisme) note également que :

« L’urbanisme transitoire touche aujourd’hui les milieux institutionnels de l’aménagement après un long et lent processus permettant de passer d’un urbanisme très planificateur et top-down, dans la lignée de la reconstruction des grands ensembles, à un urbanisme plus local dans les années 1980 et les processus successifs de décentralisation, et plus concertés, depuis les années 1990. »

Redonner de la vie aux quartiers

Bien que les surfaces varient, les activités proposées sont régulées selon la superficie totale du lieu. Alors que les petites surface sont généralement dédiés aux espaces artistiques, de restauration ou de coworking, les plus grandes constituent davantage des futurs espaces urbains.

Du côté des occupants, les profils sont extrêmement variés : il s’agit « d’équipes pluridisciplinaires et modulables, hybrides, avec des pratiques renouvelées orientées vers la co-construction de projets et d’écologie urbaine, s’inscrivant dans des dynamiques locales et s’inventant une nouvelle place dans la maîtrise d’œuvre urbaine« .

Urbanisme transitoire : un double enjeu

L’occupation passagère permet donc de tester de nouveau service pour redonner du peps et de l’activité dans les zones désertées. Non seulement, ces projets permettent aux élus et aux associations de déterminer la popularité de ces activités, mais aussi de pouvoir anticiper et programmer des projets d’aménagement afin d’améliorer le cadre de vie des habitants.

Et vous, que pensez-vous de ces occupations éphémères : pour ou contre ?

 

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